LA CONFIRMATION

La Confirmation

Qu’est-ce que la Confirmation ?

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque indélébile (c’est ce que l’on appelle le « caractère »). Ce sacrement ne peut donc être reçu qu’une seule fois. Dans l’Eglise catholique, on le reçoit après l’âge de raison. C’est l’évêque qui, de manière ordinaire, célèbre ce sacrement : il manifeste ainsi le lien avec le don de l’Esprit aux apôtres au jour de la Pentecôte et la place des confirmés dans la communion de toute l’Église. C’est lui qui réalise l’imposition des mains.

« Celui qui nous rend solides pour le Christ dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c’est Dieu ; il nous a marqués de son sceau, et il a mis dans nos cœurs l’Esprit, première avance sur ses dons. » (2 Co 1, 21-22)

C’est avec une huile parfumée, le Saint Chrême, que l’évêque marque le front de chaque confirmand. Comme cette huile répand une bonne odeur, chacun est appelé, par l’élan et la joie de sa vie, à répandre la bonne odeur du Christ, à être un témoin authentique du Ressuscité, afin que le corps du Christ s’édifie dans la foi au Dieu, Père, Fils et Esprit, et l’amour des hommes et du monde. Le confirmé porte alors joyeusement la responsabilité de faire connaître aux hommes et au monde l’amour dont ils sont aimés.

« Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu »

La préparation à la confirmation doit viser à conduire le chrétien vers une union plus intime au Christ, vers une familiarité plus vive avec l’Esprit Saint, son action, ses dons et ses appels, afin de pouvoir mieux assumer les responsabilités de la vie chrétienne.

Qui peut recevoir le sacrement de confirmation ?

Être baptisé

Il faut être baptisé pour recevoir le sacrement de la confirmation, car tous les sacrements viennent déployer et soutenir la grâce initiale du baptême pour nous permettre d’être toujours davantage enfant de Dieu.

Faire la demande librement

Recevoir un sacrement, c’est toujours désirer que Dieu nous rejoigne pour nous aider dans notre vie. Ce désir dit notre liberté. Et Dieu attend toujours patiemment la naissance de ce désir. Si la demande n’est pas mûre, si on ne se sent pas libre, on peut toujours différer la confirmation. On ne peut forcer personne doué de raison à recevoir le sacrement de la confirmation. Ainsi, des parents, des amis, si bien intentionnés soient-ils, ne peuvent forcer à recevoir la confirmation.

Pour les adultes qui se préparent au baptême

Pour reprendre ce que vivaient les premiers chrétiens, les adultes qui sont baptisés reçoivent le sacrement de la confirmation et celui de l’eucharistie dans la même célébration que leur baptême, généralement à la faveur de la Vigile pascale. Ainsi, les adultes reçoivent les trois sacrements de l’initiation chrétienne de manière cohérente.

Pour les jeunes et les adultes baptisés pendant l’enfance

Ceux qui ont été baptisés pendant la petite enfance reçoivent la confirmation lors d’une célébration propre. En France, la confirmation est habituellement donnée à partir de l’âge de l’adolescence, c’est-à-dire entre 12 et 18 ans (ou plus tôt si l’évêque en décide autrement). Pour les jeunes, l’âge de la confirmation est fixé par l’évêque ou les responsables pastoraux.

Il importe de rappeler que la confirmation est un sacrement vers lequel tout baptisé doit tendre, quel que soit son âge, s’il ne l’a pas encore reçu. Elle n’est pas réservée à une élite ou aux plus forts, aux plus engagés, aux plus saints ou aux plus intelligents !

La confirmation, un sacrement aussi pour les adultes

Les adultes, baptisés enfants et qui n’ont pas été confirmés, sont aussi invités à recevoir le sacrement de la confirmation quel que soit leur âge. Car ce sacrement n’est pas destiné qu’aux jeunes ; il est nécessaire pour être pleinement chrétien. Ce peut être à l’occasion d’une étape de conversion ou de redécouverte de la foi ; ce peut être aussi à l’occasion de la préparation au mariage, ou d’une préparation au baptême d’un de ses enfants…

À qui s’adresser pour recevoir le sacrement de la confirmation ?

Pour un jeune ou un étudiant, ce peut être sa paroisse ou la paroisse à laquelle se rattache un groupe auquel il appartient : groupe scout, action catholique, M.E.J., servants d’autel, etc. Ce peut être aussi l’aumônerie à laquelle son établissement scolaire est rattaché.

Pour un adulte, le mieux est de demander à sa paroisse (celle où l’on habite, voire celle où l’on a l’habitude d’aller). Pourquoi ne pas poser la question au prêtre à la sortie de la messe un dimanche ?

La préparation se fera avec d’autres, dans le cadre de cette paroisse ou de cette aumônerie ou bien en regroupement avec d’autres lieux. Les adultes et les jeunes participent à des programmes de préparation spécifiques.

Comment choisir un parrain ou une marraine de confirmation ?

Le rôle du parrain ou de la marraine

Comme pour le sacrement du baptême, un parrain ou une marraine accompagne dans la mesure du possible celui qui reçoit le sacrement de la confirmation. Avoir un parrain ou une marraine a trois objectifs :

  • aider et soutenir, par sa présence active, celui qui se prépare à recevoir le sacrement de la confirmation ;
  • présenter le confirmand (celui qui va être confirmé) à l’évêque ou son délégué pendant la célébration ;
  • aider le confirmé à vivre du don qu’il aura reçu. Il vaut donc mieux choisir ce parrain ou cette marraine vers le début de la préparation.

À qui demander ?

La personne qui se prépare à la confirmation doit choisir librement une personne avec qui elle se sent en confiance, qui comprendra la portée de son engagement et qui pourra l’aider dans son cheminement, avant et après la célébration. Si les liens ont été conservés depuis le baptême, le parrain ou la marraine de baptême peuvent poursuivre et renouveler leur mission au jour de la confirmation de leur filleul.

L’Église demande que, sauf exceptions à voir avec l’évêque, le parrain ou la marraine :

  • ait au moins 16 ans ;
  • soit un catholique ayant reçu lui-même le sacrement de la confirmation et puisse si possible témoigner d’une vie d’Église ;
  • ne soit ni le père ni la mère de celui qui sera confirmé.

De même, il est normal de ne pas demander à quelqu’un avec qui l’on est “engagé affectivement” d’être son parrain ou sa marraine, car la relation d’un parrain à son filleul est d’un tout autre ordre. Comme le sacrement de la confirmation est indissociablement lié à celui du baptême, il conviendrait plutôt de choisir soit le parrain soit la marraine de baptême. Mais dans le cas de jeunes adultes, un autre choix peut s’avérer plus pertinent.

Le parrain ou la marraine devra normalement être présent lors de la célébration, car il y joue un rôle actif. En cas d’impossibilité, il peut toutefois se faire représenter.

Suis-je prêt à recevoir le sacrement de la confirmation

« Je ne me sens pas prêt à recevoir le sacrement de la confirmation. » C’est une remarque que l’on entend souvent dans la bouche de certains jeunes et de moins jeunes.

On peut avoir le sentiment, parfois angoissant, de ne pas se sentir vraiment prêt à recevoir un sacrement comme celui de la confirmation. L’engagement peut faire peur. Il faut alors se dire que l’on ne sera jamais réellement prêt, lorsque l’on considère nos capacités au regard du don que Dieu veut nous faire. Attendre encore et toujours est une manière d’être centré sur soi et non vers Dieu, de ne pas faire complètement confiance à Dieu.

Dieu n’attend pas que nous soyons prêts pour agir dans les sacrements. Si nous les vivons dans la liberté, Dieu s’engage gratuitement, sans attendre notre réponse. L’accueil de ce don ne se fait pas tout seul. Nous devons accueillir librement la grâce reçue et y répondre de notre mieux.

Un engagement de foi

Un temps de préparation est proposé dans les diocèses pour ceux et celles qui ont exprimé le désir de recevoir le sacrement de confirmation. Ce temps vécu avec d’autres chrétiens permet de cheminer et de mûrir la décision. Celle-ci sera exprimée dans la lettre que le confirmand écrit à son évêque et qui atteste de la liberté de la démarche du confirmand.

Dans une démarche de préparation, le respect du rythme et de la liberté des personnes qui désirent être confirmées est primordial, surtout lorsqu’il apparaît en cours de préparation qu’une personne, en conscience, ne souhaite plus recevoir le sacrement pour l’instant.

La lettre à l’évêque pour la Confirmation : Que faut-il écrire ?

Pourquoi une lettre ?

L’évêque demande à tout confirmand (personne qui se prépare à la confirmation) de lui envoyer une lettre pour se présenter et demander à être confirmé.

Cette lettre est confidentielle : on peut l’écrire en vérité. L’évêque pourra ainsi mieux connaître tous les confirmands, qu’il rencontrera en groupe ou individuellement avant la célébration.

Concrètement, que faut-il écrire ?

Il faut d’abord se dire que l’on peut écrire simplement, en étant soi-même, même si l’on pense ne pas savoir bien écrire. L’évêque n’est pas un ami, mais on n’est pas obligé de se perdre dans des formules de politesse ou un style pompeux. Il vaut mieux être personnel et vrai que de donner l’impression d’être parfait ! Au besoin, mais en toute liberté, on peut demander l’aide de quelqu’un, qui saura ne pas écrire à la place du confirmand.

Il n’y a pas de modèle type, mais on peut :

  • se présenter, dire ce qui est important pour soi, ses goûts, ses activités, comment on voit son avenir, évoquer l’un ou l’autre point plus difficile dans sa vie ;
  • expliquer ce qui a permis de se décider à préparer le sacrement de la confirmation, si la démarche a été une décision libre et personnelle ;
  • partager ce qui a été vécu pendant le parcours de préparation, les découvertes qui ont été faites, les changements vécus ;
  • dire pourquoi on fait librement la demande du sacrement de la confirmation, ce que l’on en attend pour sa vie de chrétien.

On n’oubliera pas d’écrire lisiblement et de signer cette lettre, en mentionnant quelque part son prénom et son nom. Pour l’aider à jouer son rôle, on pourra aussi relire cette lettre avec le parrain ou la marraine de confirmation avant la célébration.

Quels sont les gestes de la Confirmation ?

L’imposition des mains et l’onction du Saint Chrême sont deux gestes bibliques.

L’imposition des mains est un geste d’appartenance mais également un geste de transmission. Les apôtres ont imposé les mains pour transmettre l’Esprit (Ac 8,17 ; 19,6). Les chrétiens croient que l’Esprit-Saint donne le courage d’aller vers ceux qui ne connaissent pas Dieu, donne la force de parler de Dieu, aide à vivre et à aimer comme Jésus le demande et aide à être témoin de l’amour de Dieu : « Esprit vient au secours de nos faiblesses » dit Saint Paul dans sa lettre aux Romains (Rm 8,26-27).

L’onction du Saint Chrême : elle se fait avec la même huile parfumée que celle dont nous avons été marqués au jour de notre baptême. L’évêque trace une croix sur le front du confirmand avec cette huile sainte pour dire que l’Esprit Saint sera toujours avec lui pour l’aider à connaître Dieu et à l’aimer toujours davantage : « Sois marqué de l’Esprit-Saint, le don de Dieu ». Dieu le choisit comme disciple missionnaire, il l’envoie annoncer Jésus autour de lui.

Que dit la Bible sur la Confirmation ?

Le chapitre 8 de la lettre aux Romains est un véritable guide de la vie selon l’Esprit. L’Esprit de Dieu vient au secours de la faiblesse humaine. Il aide à vivre comme des enfants de Dieu, et non comme des esclaves. Celui qui se laisse conduire par l’Esprit peut, à la suite de Jésus, appeler Dieu du nom de « Père », en araméen « Abba ».

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 14-17)

Frères, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : « Abba ! » C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Évangile selon Saint Jean (Jn 14, 16-17)

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

Évangile selon Saint Jean (Jn 16, 13)

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

Lettre de Saint Paul apôtre aux Galates (5, 4-5)

Vous qui cherchez la justification par la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Nous, c’est par l’Esprit, en effet, que de la foi nous attendons la justice espérée.

Livre d’Isaïe (11, 2)

Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.

Lettre de Saint Paul apôtre aux Romains (5, 3-5)

Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.

Liens relatifs à la Confirmation :

L’accueil :

Il se fait au presbytère de la paroisse de Saint-Brice-sous-Forêt

Le Presbytère

2, rue Edith Wharton, 95350

(Voir la page ACCUEIL pour les horaires)

Démarches :

Se-se-res(e’s-zsete.