GROUPEMENT PAROISSIAL

de SAINT-BRICE-SOUS-FORET et PISCOP


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Jamais François n’avait autant lâché ses notes durant une audience générale que ce 19 février 2014, se montrant tour à tour tendre, persuasif, passionné et même exalté, malgré le vent qui faisait voler ses cheveux et virevolter la cape de sa soutane blanche dans tous les sens !
C’est que ce pape, qui n’hésite pas à confesser : « J’aime être prêtre » (cf.
Aleteia) - connaît le sujet, celui de la confession justement, sur le bout des doigts.

Oui, mais pas comme un fort en thème qui possède par cœur son catéchisme (bien que ce soit aussi le cas), pour l’avoir bien potassé. Jorge Maria Bergoglio connaît le prix et la puissance de ce sacrement pour l’avoir beaucoup pratiqué : comme prêtre, qui a passé de longues heures à écouter et donner l’absolution, mais aussi comme fidèle, qui a souvent fait la queue devant le confessionnal. L’homme de Dieu enraciné dans sa Parole connaît aussi en profondeur l’amour miséricordieux du Père.

C’est pourquoi il en parle, tiens, osons le dire, comme le
Curé d’Ars, qui du haut  de sa chaire, ne faisait ni mieux ni autrement pour faire courir les foules au pied de Jésus qui pardonne.
Quand le pape dit, le visage si plein de bonté : « 
La honte fait du bien parce qu’elle nous rend plus humble », ou « Quand la confession est terminée, on sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux ! » ou bien encore « Allez-y , le prêtre sera bon et Jésus est meilleur que le prêtre » ; quand il exhorte les fidèles de la Place Saint-Pierre à aller se confesser « sans perdre un seul jour », s’ils ne l’ont pas fait depuis longtemps, on pense au Saint Curé, gourmandant son monde avec tendresse et charité.

On sait qu’à Ars, les gens affluaient de partout pour se confesser. A Rome, dans les jours qui viennent, les files d’attente pourraient bien s’allonger devant les confessionnaux après un tel sermon, dont voici de larges extraits :

Un sacrement de guérison

« Le sacrement de réconciliation est un sacrement de guérison. Quand je vais me confesser, c’est pour guérir, guérir mon âme, guérir mon cœur de quelque chose que j’ai fait et qui ne va pas. L’icône biblique qui explique le mieux cela (…) est l’épisode du pardon et de la guérison du paralytique, où le Seigneur Jésus se révèle à la fois médecin des âmes et des corps. »

Un cadeau de l’Esprit Saint

« Le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner à nous même. Je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, se demande à un autre, et dans la confession, nous le demandons à Jésus. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, un don de l’Esprit Saint qui nous remplit du fleuve de miséricorde et de grâce qui jaillit incessamment du cœur béant du Christ crucifié et ressuscité.»

Le pardon de Jésus donne la paix

« Nous ne pouvons être vraiment dans la paix que si nous nous laissons réconcilier avec Dieu et nos frères dans le Seigneur Jésus. Et cela, nous le sentons tous dans notre cœur quand nous allons nous confesser, avec un poids dans l’âme, un peu de tristesse. Et quand nous recevons le pardon de Jésus, nous sommes en paix, cette paix de l’âme si belle que seul Jésus peut donner.»

La nécessité du prêtre

« Il ne suffit pas de demander pardon au Seigneur dans son esprit et son cœur, mais il est nécessaire de confesser humblement et avec confiance ses propres péchés au ministre de l’Eglise. Dans la célébration de ce sacrement, le prêtre ne représente pas seulement Dieu, mais toute la communauté (…) Certains diront : moi, je me confesse seulement avec Dieu. Oui, on peut dire à Dieu « pardonne-moi », lui dire ses péchés, mais ceux-ci sont aussi contre nos frères et contre l’Eglise. Il est donc nécessaire de demander pardon à l’Eglise et à nos frères à travers la personne du prêtre.»

La honte rend plus humble

« Mais Père, j’ai honte… » Eh bien la honte est bonne, un peu de honte, c’est [bon pour] la santé, parce que avoir honte, c’est salutaire ! (applaudissements de la foule) Dans mon pays, quand quelqu’un n’a pas honte, on dit que c’est un effronté ! La honte fait du bien parce qu’elle nous rend plus humble ! »

La confession libère

« Même d’un point de vue humain, il est bon, pour se libérer, de parler avec son frère, de dire au prêtre tout ce qui pèse si lourdement sur notre cœur. On sent alors qu’on se libère devant Dieu, l’Eglise et nos frères. N’ayez pas peur de la confession ! Quand on fait la queue pour se confesser, on ressent toutes ces choses, même la honte. Mais ensuite, quand la confession est terminée, on sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux ! »

Un rendez-vous d’amour avec Jésus

« Quand vous êtes vous confessés pour la dernière fois ? (que chacun réfléchisse et réponde dans son cœur) Il y a deux jours ? Deux semaines, deux ans, vingt ans, quarante ans ? (…) S’il y a longtemps, ne perdez pas un jour de plus, allez, le prêtre sera bon. Et Jésus, qui est là, est meilleur que le prêtre, c’est lui qui nous reçoit, avec un amour si grand. Soyez courageux et allez vous confesser !»

Dieu nous embrasse, nous fait fête

« Célébrer le sacrement de réconciliation signifie être enveloppé dans une étreinte chaleureuse : celle de la miséricorde infinie du Père. Souvenons de la belle parabole du fils qui est parti de chez lui avec l’argent de son héritage. Il a tout gaspillé et ensuite, alors qu’il n’avait plus rien, il a décidé de revenir chez lui, pas comme fils, mais comme serviteur. Il se sentait tellement coupable et avait tellement honte. Quel surprise, quand il a commencé à parler pour demander pardon, et que le père ne l’a pas laissé parler, mais l’a étreint, embrassé et lui a fait fête ! Moi, je vous le dis : chaque fois que nous allons nous confesser, Dieu nous embrasse, il nous fait fête ! »

Traduit par Elisabeth de Baudoüin pour Aleteia
 

Pape François : " Soyez courageux, allez vous confesser "

Place Saint Pierre, lors de l’audience générale (19 février), le Pape parle aux fidèles de la confession comme un père à ses enfants.

Elisabeth de Baudoüin    19.02.2014 //