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Pape François :

Parents, transmettez la foi à vos enfants.


La foi est le meilleur héritage que l’on puisse laisser à son enfant a rappelé le Pape, en baptisant 32 enfants. Parmi eux, la fille de parents non mariés religieusement et l’enfant d’une mère célibataire.


Elisabeth de Baudoüin


13.01.2014

 « Certains vont pleurer, parce qu’ils ne sont pas à leur aise, ou parce qu’ils ont faim. S’ils ont faim, mamans, donnez leur à manger ! »
Dans un climat familial et détendu, le
pape François, toujours proche des réalités de la vie quotidienne, a baptisé 32 enfants dans la Chapelle Sixtine, dimanche 12 janvier 2014.

18 petites filles, dont deux « Francesca » et 14 garçons (mais pas de Francesco), pour la plupart des enfants d’employés du Vatican, comme le veut une certaine tradition.
Parmi eux aussi, l’enfant d’Anne Romano, une jeune vendeuse italienne, divorcée puis abandonnée par son nouveau compagnon, en cours de grossesse. Cette dernière, qui avait pensé à l’avortement, avait écrit au pape pour lui raconter son histoire. Elle lui avait exprimé sa crainte que son enfant ne puisse être baptisé. Le Pape, dont on sait qu’il a eu, comme archevêque de Buenos Aires, des paroles dures à l’encontre des prêtres qui refusent de baptiser les enfants des mères célibataires, lui avait alors téléphoné. Autre présence inattendue, celle de la fille d’un couple marié seulement civilement, qui avait demandé au Saint Père de baptiser ce second enfant lors d’une audience générale, quelques mois auparavant.

Par son baptême, Jésus a béni  les eaux du monde entier

En ce jour où l’Eglise célébrait la fête du
baptême du Seigneur, le Pape a avancé : « Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé. Mais les premiers théologiens disent qu’avec son corps et sa divinité, par son baptême, il a béni toutes les eaux, pour que les eaux aient le pourvoir de donner le baptême. Ensuite, avant de monter au Ciel, il nous a dit d’aller baptiser dans le monde entier ».

Tout baptisé est le maillon d’une chaîne ininterrompue

Quelques jours auparavant, Place Saint Pierre, François avait souligné, en substance, que le baptême constitue une chaîne, où ceux qui ont été baptisés baptisent à leur tour… (cf Aleteia du 8 janvier 2014 : « Etre baptisé ou non baptisé, ce n’est pas pareil ») « 
Une chaîne ininterrompue, qui continue encore aujourd’hui », a-t-il rappelé aux familles réunies ce dimanche 12 janvier autour de lui. Avant d’ajouter : « Ces enfants sont les maillons d’une chaîne ».

La foi est le plus bel héritage que les parents laissent à leurs enfants

Eut égard aux circonstances, le Pape se devait d’être bref. Il est donc allé vite à l’essentiel : la transmission de la foi. Mettant les parents en face de leur responsabilité, il leur a rappelé que leur rôle ne s’arrête pas au baptême : « 
Je voudrais vous dire seulement ceci : vous êtes ceux qui transmettent la foi. Vous avez le devoir de transmettre la foi à ces enfants. C’est le plus bel héritage que vous puissiez leur laisser. La foi, seulement cela. Emportez cette pensée chez   vous. Nous devons être ceux qui transmettent la foi. Réfléchissez toujours à comment transmettre la foi à vos enfants ».

Entre enfant et situation des parents : faire la part des choses

Le lendemain, un nom revenait fréquemment dans la presse italienne, associé au nom du Pape : celui de Giulia, la petite fille dont les parents ne sont pas mariés à l’Eglise. Sa présence parmi les petits baptisés du 12 janvier rappelle qu’il faut faire la part des choses entre la situation des parents, et le droit de chaque être humain à devenir enfant de Dieu et pierre vivante de l’Eglise.

Reconnaissant que dans la
transmission de la foi, l’exemple est important, celle-ci n’exige pas, cependant, que les parents d’un futur baptisé soit en situation « régulière » (bien qu’elle l’encourage !). Mais elle demande « qu’ils y consentent, ou au moins l'un d'eux » et « qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique » (Code de droit canonique, 868). A cet égard, il faut souligner le rôle joué par d’autres membres de la communauté ecclésiale, de façon implicite ou explicite : parrain et marraine, grand-mères…  Ces dernières interviennent souvent pour combler les carences, comme l’a souvent rappelé le Pape lui-même (cf Aleteia du 20.12.13 : « Le testament de Grand-mère Rosa »). Ce sont alors de vrais « espoirs fondés » !

François veut une Eglise plus miséricordieuse

Quant au baptême de l’enfant d’Anne Romano, Il rappelle que les enfants ne sont pas responsables des erreurs de leurs parents. (Le pharisien qui sommeille dans le cœur de tout un chacun a parfois tendance à l’oublier). Et que la sainteté n’est pas toujours là où on l’attend. C’est  aussi l’un de ces nombreux signes qui montrent que le Pape François veut une Eglise plus miséricordieuse, à la ressemblance de son Epoux. C'est-à-dire une Mère toute à l’image de Marie, qui ne jette pas la pierre et ouvre les bras.