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Pape François : être baptisé ou non baptisé,

ce n’est pas pareil !


Avec sa première « catéchèse du mercredi » de 2014, le Pape entame une série sur les sacrements. Et commence naturellement par le baptême, lequel n’a rien d’une simple formalité, avertit-il.


Elisabeth de Baudoüin

 

08.01.2014

« Le baptême n’est pas une formalité, un acte formel de l’Eglise qui sert à donner un nom à un enfant ! », avertit le pape François -trop de chrétiens s’étant habitués à y voir un simple rite de passage. Or, c’est un sacrement, et le premier de tous !  « Une personne baptisée ou une personne non baptisée, ce n’est pas pareil : avec le baptême, nous sommes immergés dans cette source inépuisable de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ».

Même lorsqu’on sait l’importance du baptême, il arrive qu’on traite ce sacrement avec une certaine désinvolture. La preuve : on se souvient d’un anniversaire -et on le fête- tandis qu’on ignore souvent la date à laquelle on a été baptisé :
« Le risque de ne pas connaître la date de son baptême, poursuit le pape François, c’est de perdre la mémoire de ce que le Seigneur a fait en nous, du don que nous avons reçu, de le considérer seulement comme un évènement survenu dans le passé, qui n’a plus aucune incidence sur le présent ».

Le baptême fait de nous des chrétiens, des gens capables de pardonner : « Grâce au baptême, nous sommes capables de pardonner et d’aimer ceux qui nous offensent et nous font du mal ; de reconnaître dans les derniers et les pauvres le visage du Seigneur ».

Voici les phrases les plus significatives de cette première « catéchèse du mercredi » de l’année 2014 (8 janvier). Le pape François, qui a appelé avec insistance les fidèles présents à rechercher la date de leur baptême, est une nouvelle fois apparu comme porté par sa profonde conviction.
Extraits d’un enseignement capable, non seulement de réveiller en chaque baptisé la mémoire de son baptême, mais de faire naître chez des non-baptisés de devenir chrétiens.

Pourquoi le baptême n’est pas une formalité : 

« Le baptême n’est pas une formalité, un acte formel de l’Eglise qui sert à donner un nom à un enfant ! C’est un acte qui touche en profondeur notre existence. Un enfant baptisé ou un enfant non baptisé, ce n’est pas pareil. Une personne baptisée ou une personne non baptisée, ce n’est pas pareil. Avec le baptême, nous sommes immergés dans cette source inépuisable de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire. Et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, non plus livrée à la merci du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion de Dieu et avec les frères. Ce qu’écrit l’apôtre Paul à ce sujet est éclairant : « Nous tous, qui avons été baptisés dans le Christ, nous avons été baptisés dans sa mort. Par le baptême, nous avons été enterrés avec Lui dans la mort, afin que, de même qu’il est ressuscité des morts par la gloire de son Père, nous aussi, nous puissions marcher dans une vie nouvelle ».

Pourquoi il est important de connaître la date de son baptême :

« Il est important de connaître le jour où nous avons été proprement immergés dans ce courant de salut de jésus [qu’est le baptême]. Cherchez, demandez la date de votre baptême ! La connaître est connaître une date heureuse ! Le risque de ne pas le savoir, c’est de perdre la mémoire de ce que le Seigneur a fait en nous, du don que nous avons reçu. Nous finissions alors par le considérer seulement comme un évènement survenu dans le passé – et encore, pas par notre volonté mais par celle de nos parents – et qui n’a plus aucune incidence sur le présent.»

Ce que la force du baptême rend possible :

« Nous devons réveiller la mémoire de notre baptême. Nous sommes appelés à vivre notre baptême chaque jour, comme réalité actuelle de notre existence. Si nous réussissons à suivre Jésus et à rester dans l’Eglise, malgré nos limites, nos fragilités et nos péchés, c’est vraiment grâce au sacrement par lequel nous sommes devenus des créatures nouvelles et avons été revêtus du Christ. C’est par le baptême, en effet, que libérés du péché originel, nous sommes greffés sur la relation de Jésus avec son Père (…) Grâce au baptême, nous sommes capables de pardonner et d’aimer ceux qui nous offensent et nous font du mal ; de reconnaître dans les derniers et les pauvres le visage du Seigneur qui nous visite et se fait proche (…) et dans le visage des nécessiteux, des souffrants et de notre prochain, le visage de Jésus. Tout cela est possible grâce à la force du baptême !»

Une chaîne de grâce, un acte fraternel

« Personne ne peut se baptiser lui-même ! Personne ! Nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce sacrement au nom du Seigneur. Parce que le baptême est un don qui devient plus grand dans un contexte de sollicitude et de partage fraternel. Le baptême est une chaîne, une chaîne de grâce, où l’un baptise l’autre, puis l’autre un autre et ainsi de suite… C’est est un acte fraternel, un acte de filiation dans l’Eglise. Dans la célébration du baptême, nous pouvons reconnaître les traits les plus authentiques de l’Eglise, qui, comme une Mère, continue à engendrer de nouveaux enfants dans le Christ, dans la fécondité de l’Esprit Saint ».